Le déficit commercial du Sénégal atteint un niveau alarmant en mai 2024, avec une baisse des exportations et une hausse des importations. Quelles sont les causes et les conséquences pour l’économie sénégalaise ?
Le Sénégal fait face à une détérioration significative de sa balance commerciale en mai 2024. Le déficit commercial a atteint un niveau record de 340 milliards FCFA, en hausse de 62 milliards FCFA par rapport à mai 2023. Cette situation inquiétante résulte d’une baisse des exportations et d’une flambée des importations.
Exportations en berne, importations en hausse
Les exportations sénégalaises ont chuté de 10,6% en mai 2024, principalement en raison du recul des ventes d’or brut, de produits halieutiques et d’engrais. Cette baisse a été partiellement compensée par la hausse des exportations de titane, de produits arachidiers et de zircon.
Dans le même temps, les importations ont augmenté de 5,2%, tirées par les achats de machines, de riz et de véhicules. Cette hausse a été légèrement atténuée par la baisse des importations de froment et méteil.
Un déficit commercial qui se creuse
En comparaison avec avril 2024, le déficit commercial s’est aggravé de 31,1 milliards FCFA, atteignant 266,8 milliards FCFA. Cette dégradation est due à la hausse des importations de biens, combinée à la baisse des exportations.
Performance contrastée au sein de l’UEMOA
Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les exportations sénégalaises ont progressé de 26,8% en mai 2024, mais les importations ont également augmenté de 66%. Le Mali reste le principal client du Sénégal au sein de l’UEMOA, tandis que la Côte d’Ivoire est son principal fournisseur.
Quelles conséquences pour l’économie sénégalaise ?
Cette dégradation du déficit commercial pourrait avoir des conséquences négatives sur l’économie sénégalaise. Elle pourrait entraîner une dépréciation de la monnaie nationale, une augmentation de la dette extérieure et une baisse des réserves de change.
Le gouvernement sénégalais devra prendre des mesures pour inverser cette tendance inquiétante et relancer les exportations, tout en maîtrisant les importations. La diversification de l’économie et la promotion des produits locaux pourraient être des pistes à explorer.
La Rédaction